Favoriser les jeunes sous qualifiés, une bonne stratégie?

Depuis l’arrivée du nouveau gouvernement  certaines mesures qui figuraient d’ailleurs au programme de notre président actuel se voient concrétisées sous forme de loi, de projet de loi et que sais-je encore…

L’une d’entres elles était « l’inversion de la courbe du chômage pour les jeunes ». Effectivement, le chômage des moins de 25 ans en france est assez haut puisque le taux se situe autour des 25% ce qui est au dessus de la moyenne européenne. Seule l’Allemagne tire son épingle du jeu, avec un taux d’environ 8% ce qui fait rêver les autres pays de l’union.

Il y a du chômage, c’est entendu, mais finalement quel est le problème?

Ces taux ne sont pas que des chiffres. Ils représentent des personnes et reflètent des situations à venir qui seront très préoccupantes  car elles laissent présager une generation perdue, qui n’atteindra pas le monde du travail avant un age très avancé ce qui risque d’influencer tout la structure meme du monde professionnel. En effet, plus on entre tard sur le marché moins on a d’expériences, moins les employeurs auront envie de faire confiance (contrat précaire, bas salaires, petites retraites) pour se répercuter à terme de manière assez catastrophique sur le reste de la société (consommation, aides sociales, assurance chômage, logement etc…).

Aider ces jeunes est donc primordial. En tous cas pour le gouvernement qui trouve quasiment tous les jours de nouvelles formules, de nouveaux contrats, de nouvelles possibilités d’insérer ces personnes dans une société qui les rejette.

Pourquoi sont-ils recalés?

Pour s’intégrer dans la société, et trouver un travail, il faut un « savoir-faire ».
Peu importe le domaine, l’activité, mais il faut au minimum avoir ce que l’on appelle « une formation ». Cela commence par les études. Pour le domaine du tertiaire, les moins ambitieux se contenteront du bac pour intégrer une entreprise à un poste peu/pas qualifié. Ils ne gagneront guère plus que le smic. Ils représentent une main d’oeuvre interessante pour les entreprises.

Plus grave, ceux qui n’ont même pas la formation minimale pour le monde du travail aujourd’hui : « le bac ». Ceux-là sont les plus mal lotis car ils représentent une main d’oeuvre trop basique pour être formée, car il faudrait perdre trop de temps à former sans que cela ne soit toujours rentable vu le job visé qui est généralement peu qualifié. Pour cette population, il n’y a que la formation comme espoir. Les récentes actions menées de la part du gouvernement semblent me donner raison.

En effet, la « caf du Var » aurait écourté les contrats de 6 jeunes sous qualifiés bénéficiaires d’un contrat sensé les aider, le fameux « contrat d’avenir », car ces jeunes ne semblaient pas du tout répondre aux exigences qu’un tel emploi demande. La structure n’a même pas envisagé de les former.

Le gouvernement a t-il raison de vouloir absolument intégrer ces jeunes?

Oui, il est évident que le gouvernement a raison de mener ce genre d’actions. Ce public a besoin de travailler et il faut les aider.

Cependant cela cree une situation étrange, je m’explique: on favorise des jeunes sans aucune qualification, jeunes, et ne répondant pas toujours aux qualifications demandées. Mais il existe aussi des jeunes qualifiés, diplômés, qui n’ont plus 25 ans puisque certains ont fait des études parfois tres longues, et ces personnes là ne bénéficient d’aucun « coup de pouce » pour s’intégrer au marché du travail.

Cela parait extraordinaire, mais je peux vous le confirmer, ces gens là existent, et ils sont en bien plus grand danger que les « jeunes » sans qualification.

tout simplement parce qu’on déprécie leur études, leurs efforts et disons le tout net : leur existence. Ils n’ont pas ou peu d’expérience, parce qu’on recrute en se basant sur  l’expérience justement. Mais si on leur donnait leur chance à travers ce genre de mesures, ils pourraient peut être devenir un réel investissement à long terme.

Solutions?

On pourrait peut-être se pencher sur le fait que des personnes formées, diplômées, prêtes à travailler sont présentes. Qu’elles existent et que le marché du travail les attend.

Ensuite, on pourrait peut-être cesser de se concentrer sur l’age comme facteur déterminant. Les personnes formées ou issues du système classique arrivent sur le marché du travail vers 24/25 ans en moyenne, mais d’autres dépassent allègrement les 30 ans, et cela n’enlève rien à leurs qualités et leur sérieux.

Enfin, regardons vers ceux qui sont capables de « former » de la manière la plus optimale qui soit, à savoir ceux que l’on nomme parfois péjorativement « les séniors ». Ils sont la clé de voute du système. Ils sont poussés vers la sortie de l’entreprise et parfois sans ménagement alors qu’ils représentent une main d’oeuvre d’une qualité exceptionnelle et pas vraiment chère contrairement à ce qu’on peut entendre ici ou là.

Rappelons que pendant les périodes de crises les licenciements sont de mises. Alors qu’au contraire, il ne faudrait pas licencier, mais tenter par tous les moyens d’augmenter l’activité de l’entreprise. Aider les entreprises, les mettre en contact avec d’autres structures ou de nouveaux clients, faciliter les communications et les échanges  et arrêter de penser que les licenciements sont la solution miracle….

Une réflexion au sujet de « Favoriser les jeunes sous qualifiés, une bonne stratégie? »

  1. Ping : Favoriser les jeunes sous qualifiés, une bonne stratégie? « GLOBAL HOT NEWS

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s